SLN, prêt de 24 milliards d’euros approuvé : le nickel reprend de nouveau son envol

Publié le 19 juillet 2016

Fin d’un chapitre éprouvant pour la Société Le Nickel (SLN) : les conditions de prêt proposées par l’Etat ont en effet été approuvées et validées à l’unanimité par le conseil d’administration. Désormais, la filiale d’Eramet peut à nouveau reprendre son envol grâce aux 200 millions d’euros que lui prête l’Agence des Participations de l’Etat (APE). Tous les détails à ce sujet.

SLN : un prêt de 24 milliards de francs pour remonter la pente

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C’est environ 24 milliards de francs, soit 200 millions d’euros, qui ont été validés les caisses de la SLN le mardi 12 juillet dernier. Il s’agit d’un prêt directement versé à la filiale du groupe français Eramet : cela dans le but d’aider la société à faire face à la crise causée par la chute des cours du métal, ceux du nickel en particulier. A noter que la SLN aura 8 ans pour rembourser le prêt, le tout à un taux minimum de 4 % plus une rétribution progressive réévaluée en fonction des cours du nickel à la Bourse des métaux de Londres.

Des retombées positives sur les cours du nickel

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Actionnaire à 56 % de la SLN, l’Eramet refuse pour le moment de s’exprimer à propos de ce généreux prêt de l’Etat. Rappelons en effet qu’à l’origine, le prêt ne devait être que de 127 millions d’euros et initialement contracté par la STCPI, actionnaire à 34 % du capital de la SLN. Cependant, les négociations serrées avec l’APE n’ont pas abouti pour des raisons politiques. Mais pour le moment, les retombées constatées sont très positives car la bourse parle d’elle-même : les réactions sont visiblement favorables car la veille même, le nickel progressait en effet de 2,48 % au London Métal Exchange (LME, marché des métaux de Londres) avec plus de 10 000 dollars la tonne.

Quel avenir pour le nickel et l’évolution de son cours ?

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Ces derniers mois, le nickel a connu des périodes troubles, voire même noires, notamment en Nouvelle-Calédonie : principalement parce que la production n’arrive pas à couvrir la demande qui ne cesse pourtant d’augmenter. Ainsi, les cours ne parviennent pas à se stabiliser et les grandes sociétés minières, telles qu’Eramet et sa filiale SLN, voient leur chiffre d’affaires baisser énormément. Heureusement fin mars 2016, la situation semble s’améliorer et tendre vers le positif : la production métallurgique de nickel en Nouvelle-Calédonie est, en effet, restée stable lors du 1er trimestre de l’année. Depuis les cours de cette ressource rare sont moins volatiles, variant entre 8 000 et plus de 10 000 euros la tonne.

Espérons que cette évolution positive n’est que le commencement de beaux jours pour le nickel et les industries qui ne peuvent s’en passer. Affaire à suivre.